
Il y a les lieux que nous avons traversés, les maisons où nous avons vécu, les paysages qui ont accompagné nos enfances, nos histoires. Il y a les murs, les pierres, les portes, les paysages mais aussi les sensations que ces lieux ont déposées en nous. Dans cet atelier, nous partirons à la rencontre de ces espaces qui ont laissé une trace, pour écrire ce que la mémoire des lieux raconte de nous

Il existe en nous des terres restées sauvages. Des endroits que la vie n'a pas tout à fait abîmés. Des racines silencieuses qui continuent, malgré les saisons traversées, à chercher la lumière.
Dans cet atelier, nous écrirons comme on marche en forêt : à l'écoute du vivant, des silences, des souvenirs enfouis et des élans qui reviennent habiter le cœur.
Écrire la joie sauvage. Celle qui surgit sans prévenir. Celle qui tient bon quand tout vacille. Celle qui pousse encore dans les failles, dans les jours ordinaires, dans ce qui, en nous, refuse de s'éteindre

Nous avons tous des silences en nous.
Des choses que nous n’avons pas dites, pas su dire, ou pas pu dire.
Des mots restés en suspens, des émotions mises de côté, des histoires laissées sans voix.
Cet atelier propose de s’approcher de ces silences, sans les brusquer. D’aller voir ce qui est là, en attente, et de chercher peu à peu les mots qui pourraient leur donner forme. D'explorer ce qui résiste, ce qui hésite, ce qui demande du temps pour apparaître.

Nos nuits, ces inconnues peuplées de mystères, de pensées inconfortables, de rêves troublants, de temps qui s’étire, de sommeil qui nous fuit. Alors écrire ce qui monte, ce qui se pense dans l’obscurité, ce qui veille, ce qui apaise ou terrifie. Chasser nos monstres ou accueillir nos incandescences à coup de mots !

Écrire nos absents et ce qui demeure après leur disparition: gestes, mots, souvenirs, présences discrètes. Tenter avec les mots d’habiter l’absence continue, dire le manque, mais aussi ce qui persiste, autrement. Peut-être initier un dialogue qui n’a jamais pu avoir lieu ...

Voici un temps consacré à ce qui vacille, à ce qui tient à peu mais qui pourtant persiste. On explorera les instants discrets qui réparent, les liens ténus, les souvenirs qui apaisent et les élans minuscules qui rendent le monde habitable. S’arrêter un instant pour écrire la vulnérabilité, la douceur et la force fragile du vivant et de la beauté indomptée.

Reprendre la parole sur nos corps.
Grossesse, post-partum, prise ou perte de poids, cicatrices, maladie, ménopause, transformations choisies ou subies — écrire pour sortir du silence, pour écouter la mémoire inscrite en soi. Déconstruire les injonctions, et faire entendre la vérité plurielle des corps de femmes.
Voici un espace transgénérationnel pour se réapproprier nos récits, nos traces, notre puissance.

Écrire pour faire craquer la coque.
Écrire pour respirer plus grand.
Écrire pour accueillir le souffle de la renaissance.
Dans cet atelier, nous explorerons les après, les presque, les recommencements. Ces moments où tout semble suspendu et où, pourtant, tout devient possible. Là où il faut se donner l’autorisation d’oser. D’abandonner l’ancien manteau. D’accueillir l’inattendu.

